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Partir vivre à Avignon : témoignage de Marie

Carte Paris Avignon Marie travaille dans une entreprise française de textile qui possède plusieurs marques grand public et réalise des collections en marque blanche. Elle nous raconte son expérience personnelle. Elle a quitté Paris il y a 2 ans avec son mari et sa première fille pour rejoindre le Sud Est, et plus précisément la région d’Avignon.

L’arrivée du premier enfant, le facteur déclencheur du départ

MARIE : On a quitté Paris après l’arrivée de notre première fille il y a 2 ans, fatigués par les nounous qui nous plantaient régulièrement. J’ai grandi à Avignon sous un ciel bleu baigné de soleil hiver comme été. Je voulais la même chose pour mes enfants.
Et puis la proximité des grands-parents est un luxe incomparable! A Paris nous n’avions pas spécialement de famille pour nous entourer. J’adore toujours Paris, j’y retourne au moins deux fois par mois : c’est toujours ma ville adorée, mais je ne subis plus les inconvénients de cette ville.

Quel changement pour vous au niveau de l’emploi ?

MARIE : A Paris, j’étais en trading dans une grande banque, l’exigence en salle des marchés été peu compatible avec ma vie de maman. Et puis l’arrivée de ma fille m’a fait réaliser que l’on a qu’une vie et que je devais aller au bout de mes rêves: travailler dans la mode. Soutenue par mon mari, nous avons  décidé de changer de vie.

Que diriez-vous sur le cadre de vie ?

MARIE : Le cadre de vie est évidemment très différent. Je travaillais à Opéra, en plein cœur de Paris. J’avais des déjeuners bookés de semaine en semaine. On passait notre temps à tester les nouveaux restaus, bars, salles de concerts, théâtres, expos avec nos amis. Mais tout cela avec une poussette et une nounou peu fiable s’est avéré compromis…
Avignon c’est 300 jours de soleil par an, des balades dans le Lubéron tous les dimanches, des paysages à couper le souffle, de l’air pur. C’est aussi pas loin de Barcelone, Genève, des Alpes, de la Côte d’Azur, de l’Italie. Nous partons souvent en week-end sur un coup de tête avec les filles (j’en ai eu une 2e depuis) grâce à cette proximité. On booke un hôtel et on démarre la voiture !

Le-pont-d-Avignon-plus-Ventoux

Le coût de la vie est aussi bien différent de Paris. C’est plus accessible à la location comme à l’achat, jardin, bureaux, chambre d’amis, piscine : du coup c’est nos potes qui se relaient pour venir passer des week-end au calme avec nous, déguster le dernier rosé que mon mari à déniché ou profiter du festival de théâtre l’été.
Le sud c’est aussi des places en crèches, des places de parking partout, peu de bouchons le matin, du soleil à 8h dans la voiture pour aller au boulot avec une vue sur le Mont Ventoux et le Palais des Papes!
Enfin j’ai découvert un dynamisme que je n’aurai pas soupçonné, le tourisme et le vin sont des secteurs qui cartonnent dans lesquels pas mal d’amis travaillent.

Paris reste ma source d’inspiration. Elle n’est qu’à 2h40 de TGV. Une fois par mois on laisse les enfants aux grands-parents et on part en amoureux profiter comme avant :-).

Et concernant la vie sociale ?

MARIE : J’ai sur Avignon quelques amis d’enfance que je vois de temps en temps. J’ai rencontré plein de gens très sympas par la crèche. Ce sont aussi souvent des gens qui, comme nous, sont originaires de la région et ont connu la vie à Paris quelques années avant de redescendre dans le Sud. Nous nous trouvons donc rapidement des affinités

En ce qui concerne nos amis de Paris, on s’est adapté : on organise des vacances avec eux plutôt que de sortir tous les soirs. Ils viennent également nous voir en weekend pour prendre l’air, c’est à moins de 3h et ici on a toute la place qu’il faut pour les accueillir. On reste en contact régulier et on profite d’eux et eux de nous différemment !

Le-Palais-des-Papes-Avignon

Quelques derniers conseils pour nos lecteurs qui voudraient venir vivre à Avignon ?

MARIE : De manière générale je dirais que rien n’est définitif, et qu’être à la croisée d’un chemin ne veut pas dire qu’on renonce aux autres options complètement. Il faut se projeter et se demander quel est son objectif de vie à quarante ans en différenciant l’important du vital. Tout cela se prépare dès la trentaine. Personnellement j’étais malheureuse d’inscrire ma fille dans une crèche parisienne où elle n’aurait jamais vu le soleil. La grisaille nous plombait le moral. Aujourd’hui, quand je vais la chercher à la crèche ils sont toujours dans la cour, même en hiver bien couverts, et ça, ça n’a pas de prix pour moi.
De plus se rapprocher de la famille et profiter des grands parents est un bonheur pour tous qui compte pour nous.
Et évidement notre condition sine qua none était d’y trouver une cohérence professionnelle chose qu’on a réussi à concilier et nous réalisons la chance qu’on a.

Un grand merci à Marie qui a accepté de partager son expérience avec nous !

Crédits photos :
Pont Saint Bénézet et Palais des Papes : CC-by-SA-2.0
Vue sur le Ventoux : weloveprovence.com
Place du Palais des Papes : weloveprovence.com

2018-06-08T09:12:56+00:00

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