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Quitter Paris pour Grenoble, le portrait de Céline

Originaire de région parisienne, Céline avait en tête de s’en éloigner depuis ses études. Elle a fini par atterrir à Grenoble, une ville à laquelle elle n’avait pas pensé initialement … mais qu’elle a adoré ! Découvrez le portrait de Céline, qui avait déjà partagé avec nous ses bonnes adresses dans notre top blogs de Grenoble.

La vie à Paris

Céline est originaire de région parisienne, plus précisément du 91. « J’y ai toujours vécu, j’ai fait mes études sur Paris, en habitant en banlieue. Puis j’ai commencé à bosser en agence sur Paris, tout en habitant ailleurs en banlieue. »

Mais cette vie ne la satisfait pas pleinement. « J’étais blasée des aller-retours, je mettais 1H à 1H30 pour aller travailler, sans compter les problèmes de trains plus que fréquents. » La routine métro-boulot-dodo prenait tout son sens …

L’envie de se rapprocher de la montagne comme moteur du départ

Céline avait déjà eu en tête quitter la région parisienne, notamment lors de son orientation scolaire. « Je n’avais pas envie de faire ça toute ma vie. J’avais déjà eu envie de faire mes études en province, et cette envie de partir est revenue.« 

Aimant la montagne et particulièrement le lac d’Annecy, Céline avait en tête la ville d’Annecy. « J’ai dû tenir un an en agence web, je faisais du référencement. C’était très intéressant, mais je me suis rapidement dit qu’il fallait que je déménage avant d’être trop installée ».

Céline se retrouve alors à Chambéry. « J’ai d’abord trouvé un job près de Chambéry au lac du Bourget (en Savoie). J’ai postulé, j’ai rapidement été prise. » Le job ne lui convenait pas donc elle n’y est pas restée. Elle a ensuite rapidement retrouvé quelque chose à Grenoble.

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Vue de Grenoble
© Céline – Blog Je papote

« Je ne voulais pas revenir à Paris, je suis partie avec mon compagnon de l’époque qui n’avait pas encore trouvé de job. J’ai cherché sur Annecy, Grenoble, jusqu’à la Suisse. »
Au final, c’est donc à Grenoble qu’ils ont atterri. « J’ai postulé dans une boite qui avait son siège à Paris et que j’avais déjà repérée quand j’étais étudiante. »

NB : en 2006-2007, il était assez facile de trouver un emploi dans le référencement car il y avait peu de profils, même avec 1 an d’expérience.

Un entre-deux intermédiaire

Le compagnon de Céline a trouvé un job à 50km au nord de Grenoble. « On a donc commencé par vivre dans le Nord-Isère pour être à mi-chemin entre mon emploi et le sien » nous explique Céline. Mais ce n’était pas l’idée qu’elle se faisait de la vie en province : « je passais à nouveau du temps dans les bouchons, je perdais trop de temps. Cela a duré un an, jusqu’au jour où on a pu se vivre plus près de Grenoble ce qui m’a rapproché à 15min du boulot. »

Ils étaient alors dans une petite ville à côté de Grenoble, ce que Céline appréciait car elle n’est pas une citadine. « On a trouvé une petite ville toute mignonne à 15min du bureau, on mettait 30 min grand max pour être dans le centre de Grenoble. On habitait à la campagne, dans un bel environnement. Il était facile de sortir se balader dans les champs ou la montagne le soir, après le boulot ou le weekend ».

« Ce que j’aime à grenoble c’est qu’on est vite dans la nature, on a l’impression d’être en vacances toute l’année ».

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Un lac près de Grenoble
© Céline – Blog Je papote

L’arrivée dans un endroit inconnu, l’anonymat

En arrivant à Grenoble, Céline et son compagnon ne connaissaient personne. « Ca surprenait pas mal les gens que nous fassions ce choix. Moi ça ne me posait pas plus de problème que ça. » Au final, Céline a rencontré pas mal de personnes par le boulot. Après 4/5 ans elle a changé de boite, et là elle s’est fait un cercle d’amis plus grand. Certains sont toujours des amis aujourd’hui.

« Au final je suis assez solitaire, ça ne me faisait pas peur de me sentir seule. Tout ça s’est fait naturellement. Sur Grenoble, il y a beaucoup de gens qui viennent d’ailleurs, beaucoup sont arrivés pour leurs études, d’autres régions françaises, et ces gens-là ont aussi besoin de recréer leurs cercles ».

Le bilan

Et la vie culturelle ?

Niveau culturel, Céline ne se sent pas moins bien lotie à Grenoble. « Quand je vivais à Paris, je ne profitais pas de tout ce qu’il y avait : les musées, les concerts, … Je passais mon temps au boulot, je ne voyais que les côtés négatifs ».

A Grenoble il y a moins de choses, c’est sûr, mais pour Céline qui aime bien les concerts, il y en a quelques uns. « Ici il faut réserver à l’avance, il y a un théâtre mais on profite pas mal de l’offre culturelle sur Lyon, qui est à 1H de Grenoble. J’y allais régulièrement, ça se fait très bien sur la soirée, c’est même assez naturel. Ici les distances ne paraissent pas les mêmes qu’à Paris« .

Avec son premier job, Céline était de temps en temps en déplacement à Paris, ce qui lui permettait de rester connectée à Paris. « Autant au quotidien c’est stressant, autant la vie en province peut parfois sembler un peu tranquille. J’aime bien aller de temps en temps me tenir informée des dernières infos sur Paris. Je profitais souvent de mes déplacements professionnels pour faire un truc sympa, une visite, un concert, … ».

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Les bulles à Grenoble
© Céline – Blog Je papote

Le Grenoble de Céline

« Le centre de Grenoble n’est pas très grand, c’est assez concentré. Le centre piéton est très sympa pour se balader. En été il fait chaud, c’est sympa d’aller boire un verre en terrasse … Je suis « très restau » donc j’en profitais souvent.

La balade incontournable pour tout grenoblois, c’est de monter à la Bastille en utilisant les bulles (le téléphérique). Les plus sportifs peuvent le faire a pied, en haut on a une belle vue sur Grenoble.

L’hiver, bien entendu il y a la proximité des stations de ski : 30/45 min pour les premières stations où l’on skie à la journée. On peut aussi faire du ski nordique, des raquettes … Il y a vraiment du choix niveau sport. L’été on a accès à une multitude de randonnées. On est entouré de massifs, donc on peut rapidement être en hauteur. Il y a des lacs aussi pas très loin. On peut souvent en profiter, le temps est assez sympa. Il fait froid l’hiver mais c’est plus ensoleillé.

A Paris on finit le boulot tardivement. Ici à 18H j’étais la dernière à partir. J’arrivais à faire quelque chose de mes soirées. A Grenoble, on a le boulot, mais aussi une vie après 😉 Il m’arrivait d’aller faire du vélo, ou une petite marche en fin de journée.

L’hiver il y a la neige sur les montagnes tout autour, c’est joli. Quand je partais une semaine de grenoble la montagne me manquait. Je ne m’en suis pas lassée !

Pour moi Grenoble, c’était une ville un peu noire, industrielle. J’avais cette image car je passais sur la rocade autour pour aller au ski et je trouvais ça gris et pas joli. Mais au final, je trouvais que Chambéry ne me convenait pas car c’était trop petit. ça faisait une trop grande différence par rapport à Paris d’un seul coup. Je ne trouvais pas ce dont j’avais besoin en ville. Grenoble c’est la bonne dimension à mon sens, pas trop petit, pas trop grand, à deux pas de Lyon et pas loin de Paris.« 

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Le lac Laffrey
© Céline – Blog Je papote

Le mot de la fin

« Je dirai ce que je dis toujours, s’il y a une envie il faut tenter, car si tu ne le fais pas tu finis par le regretter. Et si ça ne fonctionne pas, se dire que l’on pourra peut être rentrer, ou aller ailleurs. Il faut être flexible aussi. Trouver un job, selon les secteurs ça peut être parfois compliqué. Il faut pouvoir rebondir sur le plan initial. »

Edito : une nouvelle vie pour Céline après Grenoble

Finalement, Grenoble fut une étape intermédiaire pour Céline avant un plus grand départ. Ce premier déménagement lui a ouvert la porte à de nouvelles aspirations et a élargi son champs des possibles.

En effet, Céline et son compagnon ont quitté Grenoble en septembre 2016, ce n’était pas du tout prévu. Ils sont fans des aurores boréales. Son compagnon actuel ne voulait plus travailler dans l’informatique, ils ont regardé les offres d’emploi en Laponie. N’ayant pas été retenu, ils se sont dit « pourquoi on ne ferait pas notre propre agence ? ». Et c’est ce qu’ils ont fait : aujourd’hui ils proposent des séjours axés sur l’observation des aurores boréales tous les hivers. Céline est freelance et aide son compagnon dans la période des aurores, puis ils voyagent un maximum avant la saison suivante 🙂

Merci à Céline du blog je papote d’avoir accepté de répondre à mes questions 🙂

2018-06-08T09:00:55+00:00

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