Travailler en Bretagne

Vous souhaitez quitter Paris pour travailler en Bretagne ? Vous êtes à la recherche d’un emploi salarié ? Nous avons étudié la question et rencontré Clotilde, ex-parisienne et consultante en recrutement depuis 2009 sur le secteur de la Bretagne, qui nous a parlé de la situation de l’emploi dans cette région. Merci Clotilde pour toutes ces informations !

Le marché de l’emploi en Bretagne

Une situation au beau fixe pour les cadres

« En Bretagne, pour les cadres la situation est au plein emploi avec seulement 4.8% de chômage. En 2017, les prévisions annoncent 6 170 recrutements de cadres sur la région », précise Clotilde.

Les entreprises bretonnes sont optimistes par rapport à leur recrutement car elles bénéficient d’une bonne image, d’une culture et des valeurs qui sont appréciées. Elles offrent également des rémunérations intéressantes et de bonnes conditions de travail. Elles sont conscientes de la nécessité de donner un projet au candidat qui lui donnera envie de s’investir à long terme, de lui donner de la visibilité sur les possibilités d’évolution, de rassurer sur le type de management … Ce sont ces critères qui sont importants pour les salariés.

Néanmoins certains recrutements sont considérés comme plus difficiles que d’autres par les entreprises : les compétences sont plus rares, le nombre de candidats est plus restreint alors que la demande des entreprises est forte, … En Bretagne, cela concerne plus de 40% des projets de recrutement. Il y a donc des places à prendre pour qui rêve de Bretagne.

Les différents bassins d’emploi

L’Ille-et-Vilaine, notamment les régions de Rennes et Saint-Malo, regroupe à elle-seule 35% des recrutements. C’est le premier bassin d’emploi de la Bretagne qui compte plus de 720 000 salariés dont 15% de cadres. Rennes est la première ville et totalise près de 39 000 cadres.

Le deuxième bassin d’emploi est Brest, qui regroupe plus de 15 000 cadres. Ensuite, on trouve différentes zones de taille équivalente, comptant entre 6 000 et 7 000 cadres chacune, qui sont par ordre décroissant : Vannes, Quimper, Saint-Brieuc et Lorient.

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Les opportunités pour les profils parisiens/franciliens

« Lors d’une mission de recrutement classique, on approche généralement entre 100 et 150 candidats » nous explique Clotilde. Les recherches sont quasi systématiquement élargies à d’autres régions, environ 50% des appelés peuvent être ailleurs qu’en Bretagne.

« Tout naturellement, les personnes géographiquement proches seront contactées en priorité, car pour beaucoup de candidats, la mobilité est un frein. Il faut alors expliquer que cela peut être l’occasion de donner un coup de boost à sa carrière tout en profitant de la qualité de vie de la région. » continue Clotilde.

Dans le cas d’une mobilité géographique familiale (qui concerne les cadres ayant une famille), les principaux freins seront :

  • l’immobilier : si le marché n’est pas bon, les biens sont plus difficiles à vendre. Cela peut constituer un risque de perte d’investissement (surtout pour les mobilités de région à région)
  • le profil du conjoint, s’il n’est pas adapté pour se repositionner professionnellement sur le marché de l’emploi breton
  • l’environnent familial : des origines autres que bretonnes peuvent favoriser l’envie de mobilité ailleurs qu’en Bretagne
  • l’écosystème du lieu de vie de la famille

Face à ces freins, beaucoup d’opportunités peuvent venir contrebalancer la décision : le projet professionnel bien sûr, l’amélioration de la qualité de vie, les possibilités de pratiques sportives, la diminution des temps de trajet, … Des solutions d’accompagnement du conjoint au repositionnement professionnel dans la nouvelle région sont aussi parfois proposées par le recruteur, comme le fait l’ESN DII Ouest avec le pack Welcome to Breizh.

Des situations variées selon les profils

Des postes très demandés …

Tous les profils ne sont pas égaux face à cette situation. Certains postes sont plus difficiles à obtenir pour un candidat car la demande est beaucoup plus forte que l’offre. C’est notamment le cas pour les postes en marketing, communication, RH où il peut y avoir, selon les cas, 200 réponses dès que l’annonce est postée.

… aux moins recherchés

A contrario, les postes les plus difficiles à pourvoir concernent la comptabilité, l’informatique, les achats, les ingénieurs de l’agro-alimentaire, les postes techniques de l’industrie comme la maintenance, les directions commerciales. Les fonctions financières sont également très recherchées par les entreprises, comme les contrôleurs de gestion industriel, les DAF, ..

« D’une manière générale, nous nous attachons à avoir une vision large des profils étudiés, avec des compétences transférables qui apporteront structure et process issus d’autres environnements. L’aptitude à l’agilité est souvent déterminante » nous explique Clotilde.

Où travailler en Bretagne ?

Les secteurs qui recrutent en Bretagne

Sans grande surprise, ce sont les sociétés de services numériques qui recrutent le plus en Bretagne.

L’industrie au sens large compte également pas mal de recrutements prévus. Notamment l’agro-alimentaire qui doit son dynamisme à l’implantation de nouveaux sites industriels mais également l’aéronautique.

Le bâtiment et les transports recrutent aussi. A titre d’exemple, le groupe Le Calvez, dans les services logistiques et des transports spécialisés, a annoncé le mois dernier qu’il recrute plus de 100 chauffeurs et des encadrants.

L’économie maritime est à l’honneur dans la région qui concentre 17% de l’activité maritime nationale, de par sa spécificité géographique, notamment avec la production d’énergie. Citons également la banque ou le pôle numérique et la cyberdéfense (à Rennes).

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Des entreprises de toutes les tailles

Le tissu économique est assez riche avec beaucoup de tpe (<50 salariés) et pme (50-250 salariés), quelques eti (à partir de 250 personnes et jusqu’à 5000) et quelques grands groupes (>5000).

Les eti se densifient, la notoriété des capitaines d’industrie rejaillit sur toute la Bretagne en mettant ses richesses en avant. Une association, le club des 30, réunit 65 entreprises qui contribuent à exporter la Breizh touch à travers toute la planète. Ce dynamisme permet un taux de chômage inférieur de 2 points pour la région à la moyenne nationale.

Enfin, les villes de Rennes, Saint-Malo et Brest sont portées par le dynamisme des startups avec le label frenchtech.

Quelques exemples d’entreprises qui recrutent

A Rennes :

  • Dolmen Technologies développe une plateforme de marketing client local
  • Cooper Standard est un fournisseur mondial de systèmes et de composants pour l’industrie automobile
  • Le groupe Avril est un acteur industriel de l’agri-business (marques Lesieur, Puget, Matines, Sanders…)
  • Mediaveille est une agence de conseil en stratégie web (référencement, webmarketing)

Vers Saint-Malo, le groupe Armor Meca réalise de l’usinage et de l’assemblage pour les industriels de l’aéronautique et d’autres industries.

Pour connaître les startus de Bretagne, vous pouvez consulter notre dossier dédié aux startups de province.

Et après, une fois installé en Bretagne

Quelles perspectives de mobilité ?

Il faut savoir que la Bretagne est une région assez attractive, donc quelqu’un qui se sent bien dans son poste et son entreprise ne bougera pas facilement, surtout dans une conjoncture économique défavorable. Les mobilités seront plutôt réalisées en interne, afin de limiter le risque pour le salarié.

Quel est le niveau de rémunération vs Paris ?

Selon Cadreo, les cadres en Bretagne ont un salaire moyen de 53K vs 54.8K pour la moyenne nationale. Souvent les entreprises et entrepreneurs bretons considèrent qu’un salaire équivalent au salaire parisien constitue déjà une augmentation de pouvoir d’achat puisque la vie y est moins chère. Les salaires proposés peuvent être de 15 à 20% inférieurs au marché parisien, mais des différences existent selon le type de structure et le type de poste.

A noter, sur les profils de postes en tension, il y a des groupes en capacité d’ajuster leurs rémunérations sur les salaires parisiens. En effet, les entrepreneurs bretons ont conscience de cet écart de salaire et sont prêts à cet effort financier compte tenus d’enjeux spécifiques.

Et la qualité de vie ?

« Une mobilité en Bretagne, c’est un choix de vie. Pour la plupart des salariés qui nous rejoignent ici, c’est le choix de la qualité de vie plus que celui du pouvoir d’achat. » nous explique Clothide. « Ces personnes font le choix d’une entreprise dans laquelle elles s’investiront différemment, avec un poste plus polyvalent, une meilleure visibilité sur la stratégie, une plus grande proximité avec la Direction ».

Après bien sûr, les gens y gagnent sur les temps de trajet. Si l’on compare les temps de trajet pendulaires (le trajet domicile-travail), on est à 50 minutes pour la moyenne nationale, 68 minutes en Ile-de-France et seulement 20 minutes en Bretagne.

« Le soir ou pour partir en weekend, on ne met que 10 min pour sortir de Rennes, il n’y a pas de bouchons comparables à ceux que l’on a quotidiennement en Ile-de-France ».

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Vous cherchez un emploi pour travailler en Bretagne ?

Vous êtes salarié ? Notre partenaire Abaka vous accompagne dans votre recherche. Pour cela, il vous suffit de nous laisser vos coordonnées et quelques informations afin d’être recontacté. Vous aurez un premier entretien téléphonique de prise de contact, qui sera l’occasion d’échanger sur votre projet, votre parcours et d’identifier les éventuelles opportunités immédiatement disponibles qui vous correspondraient.

Ensuite vous serez intégré à leur base de données et recontacté en cas d’opportunité à venir. (A savoir : la recherche de profils dans leur base de données est préalable à toute nouvelle recherche).

Ça vous intéresse ? C’est par ici

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A propos

Qui est Clotilde ?

travailler-en-bretagne-abaka-2Il y a 10 ans elle quittait Paris avec sa famille pour venir en Bretagne. Diplômée d’une Ecole de commerce, elle a travaillé dans des grands cabinets parisiens en tant que chargée de recherche. Elle est arrivée en 2006 dans la région de Rennes avec ses 3 enfants pour suivre son conjoint dans sa mobilité.

Elle découvre Abaka dans le cadre d’un entretien pour un poste auquel elle candidatait, puis finalement rejoint la société d’abord pour une mission de chargée de recherche à l’international puis pour devenir consultante en recrutement.

Notre partenaire : Abaka

Abaka conseille les entreprises sur 3 volets des ressources humaines externalisées : recrutement, évolution professionnelle et conseil RH. Son positionnement est multi-spécialiste, sur des thématiques à forts enjeux stratégiques. Les consultants ont tous une expérience significative de certains secteurs référents.

Abaka s’engage autour de 3 piliers : emploi, territoire et innovation. Tous ses salariés sont très présents dans des réseaux de l’écosystème locaux et nationaux pour porter la déontologie et l’éthique du recrutement.

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Crédits photos :
– Abaka pour les photos de bureau
– Photo principale : vue de Saint-Malo, By Pline [CC BY-SA 3.0]

2017-11-23T15:17:20+00:00

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