Pendant ses 30 années de vie à Paris, Céline n’a jamais oublié Alès sa ville d’enfance et a quitté Paris « en douceur » pour retrouver ses racines. Céline nous livre son cheminement vers cette nouvelle vie qu’elle savoure pleinement aujourd’hui.

Entre Paris et Alès mon cœur balance

L’attrait de Paris dans les jeunes années

Céline est née en région parisienne mais a passé son enfance à Alès puisque ses parents s’y sont installés lorsqu’elle avait 4 ans. C’est à 20 ans que Céline quitte Alès pour s’installer à Paris pour des raisons professionnelles. Info-graphiste à son compte, Céline revient sur ses 30 années passées à Paris.

« Quand on a 20 ans, Paris c’est génial » se rappelle Céline, « la vie parisienne est trépidante et offre des possibilités à l’infini. On y fait énormément de rencontres et il y a beaucoup d’opportunités sur le plan professionnel. »

Petit à petit le désamour..

« Au bout d’un moment, Paris ça s’essouffle, le fait d’avancer dans le temps, de vieillir aussi… On aspire à autre chose, un peu plus de sérénité, de sécurité et de verdure surtout ». Revenir aux sources, est ce qui a motivé Céline pour quitter Paris. Elle avoue ne jamais avoir coupé les ponts avec Alès où vit sa famille. « Au début, je revenais à Alès pour les vacances, quatre jours. Puis, ces 10 dernières années, je suis revenue une semaine, puis 15 jours, et de plus en plus longtemps ».

Céline trouve alors de moins en moins d’intérêt pour Paris. Elle ne supporte plus la pollution, l’insécurité, le bitume et le manque de verdure. Inconvénient supplémentaire, son véhicule est interdit de circulation en région parisienne (loi juillet 2019 anti-pollution), ce qui augmente la difficulté déjà bien réelle des transports.

céline alès

Quitter Paris pour Alès, le retour à « la maison »

Une évidence

Par conséquent, le départ pour Alès est « comme rentrer à la maison ». « C’était une évidence! » dit Céline. Son installation définitive à Alès s’est faite en avril 2019, d’une façon imprévue, mais « allant de soi, naturelle » se rappelle Céline. « Je suis allée à Alès pour l’anniversaire d’un ami, j’y suis restée 10 jours, puis un mois, deux mois et je ne suis plus repartie ! »

Céline reconnaît que travailler à son compte et habiter chez ses parents en attendant de trouver un logement, sont deux facteurs importants qui ont facilité son changement de vie. De plus Céline a retrouvé et renoué avec d’anciens copains de lycée, qui lui ont présenté de nouvelles personnes, ce qui a rapidement favorisé le développement du tissu social. Son unique regret étant les amis qu’elle a laissés à Paris.

Céline assure que sa seule angoisse est celle de « remonter » à Paris. Elle a vendu en septembre les parts du logement qu’elle occupait en copropriété, et récupéré sa voiture avec laquelle elle peut de nouveau se déplacer librement.

marché alès

La simplicité avant tout

Céline a pu élargir facilement son cercle d’amis par le biais d’anciennes connaissances comme elle l’a indiqué précédemment. Elle insiste sur le fait que simplicité rime avec qualité. « Je suis invitée naturellement par les amis d’amis, on se retrouve les uns chez les autres, on a le temps de se connaître vraiment. »

Elle compare cette vie sociale à son expérience parisienne, où, l’exiguïté des logements, les distances, le manque de temps, les rencontres dans les lieux publics, rendent ces relations souvent plus anonymes et ponctuelles.

Les atouts de la nouvelle vie

A Alès même, voici les lieux favoris de Céline

Céline ne tarit pas d’éloges sur Alès qui « a vraiment évolué depuis 30 ans » reconnaît-elle.

Elle affectionne particulièrement le marché de l’Abbaye qui se tient quotidiennement sur la place du même nom. « On s’appelle, on se donne rendez-vous à 11h30 et on déguste des huîtres avec un petit verre de vin blanc » se réjouit Céline . « On est bien installé à l’intérieur des Halles, on peut même savourer les produits du marché tels que le Pélardon, fromage de chèvre des Cévennes. » Cette place est entourée d’une multitude de petits bars et cafés tous plus sympathiques les uns que les autres.

« Le CinéPlanet est un complexe cinématographique très moderne, doté de belles salles, et le son y est excellent » déclare fièrement Céline . En terme d’activités locales, il y a un stade boulodrome pour la pétanque, un « Pôle Mécanique où l’on peut pratiquer le karting amateur ou pro au milieu de la garrigue, c’est absolument extraordinaire » indique Céline pour l’avoir testé elle-même.

Elle s’est inscrite au conservatoire de musique pour des cours de Batucada, (percussions de Samba) dispensés par le « super prof Léo ». Céline a d’ailleurs apprécié la facilité avec laquelle les inscriptions s’effectuent dans un climat de parfaite confiance.

féria alès portrait céline

Ses événements favoris à Alès

Les événements annuels qui sont autant d’occasions pour se réunir entre amis. Parmi les festivités les plus renommées, Céline mentionne la Feria d’Alès, qui dure cinq jours et attire beaucoup de monde. « On y voit des défilés folkloriques, des calèches, des chevaux camarguais, des musiciens, on mange et on boit dans les villages bodéga. Il y a beaucoup d’animation, c’est la vraie fête ! »

« À l’automne, en octobre, se tient la Semaine Cévenole. Cette manifestation met à l’honneur des personnages historiques. On peut y écouter des concerts, déguster les produits locaux ou visiter le marché artisanal. La reconstitution de scènes médiévales avec des combats de joute à cheval, la représentation du duc d’Avignon sont quelques exemples de ces moments de divertissement. Et bien sûr, on y grille les célèbres châtaignes » ajoute Céline.

Elle mentionne également, les Fous Chantants, une autre manifestation organisée par la ville. Chaque année, fin juillet, une chorale de + 1 000 personnes rend hommage à un artiste et chante pour lui ou avec lui. (Julien Clerc par exemple était l’invité 2019).

fous chantant alès

La Région : campagne, mer, montagne, il y en a pour tous les goûts

« Alès dispose d’une situation géographique privilégiée. Les randonnées pédestres ou en deux roues dans les Cévennes qui sont toutes proches et offrent des paysages à couper le souffle. Et, si vous vous levez tôt vous aurez la chance de faire de belles récoltes de champignons ! » assure Céline.

Alès étant située à 1 heure de la mer, il est très facile aussi de passer une journée à Palavas, à La Grande Motte, ou au Grau du Roi (Port-Camargue) indique Céline. Le ski en hiver est également possible en se rendant au Mont Lozère à 45 minutes.
De plus, Céline souligne la proximité des villes de Nîmes et Montpellier qui sont rapidement accessibles pour une envie de shopping ou bien pour assister à des grands concerts internationaux.

Le mot de la fin

On l’a bien compris, à Alès la vie est belle ! Céline reconnaît que son parcours a été facilité par ses liens sur place, mais elle informe aussi que le marché de l’emploi, dans le secteur médical ou celui de l’artisanat notamment, propose une offre intéressante. De plus, le trajet Nîmes-Paris s’effectue en 3 heures par le train, ce qui peut aider dans un premier temps à ne pas rompre complètement avec la capitale.

Céline est heureuse à Alès et nous livre sa réflexion : « Il y a un temps pour chaque chose et pour chacun changer de vie n’est pas facile, mais entre gagner de l’argent dans une spirale infernale et profiter de la vie dans une région magnifique… »

On connaît le choix de Céline, peut-être est-ce le moment pour vous de faire le vôtre ?

Dossier réalisé en partenariat avec Alès Agglomération.