Clotilde et son conjoint ont vécu en région parisienne pendant près de 10 ans. Ils ont choisi de s’installer dans le bocage mayennais, très exactement dans la commune de Pré-en-Pail-Saint-Samson près du Mont des Avaloirs, pour trouver une meilleure qualité de vie et se lancer sur un projet qu’ils avaient en tête depuis longtemps. Découvrez leur histoire !

La vie à Paris

Originaire du Poitou Charentes, Clotilde est arrivée en région parisienne pour y faire des études d’archéologie. Elle y a trouvé son premier emploi, en médiation en archéologie, et va y passer 8 ans. Elle bouge plusieurs fois durant ces années « j’ai habité et travaillé entre la Seine Saint-Denis, l’Essonne et la Seine et Marne. »

Le point noir pour Clotilde ? Le rythme de vie très intense et les temps de transport. « Je mettais 2H30 par jour pour effectuer mon trajet domicile <> travail. »
Cela ajouté à l’envie d’avoir de l’espace, un jardin, pousse Clotilde et son conjoint à décider de changer de région.

Le choix d’une nouvelle région

Clotilde pose ses valises en Mayenne, dans une petite ville du nom de Pré-en-Pail-Saint-Samson. « Nous sommes arrivés ici un peu par hasard. Nous voulions aller dans l’Ouest et quand on part de Paris pour aller à l’Ouest, on se retrouve sur la route de Rennes. La plupart des parisiens s’arrêtent dans le Perche. Nous on a choisi d’aller plus loin. Comme nous n’avions pas un très gros budget d’achat, on pouvait avoir plus grand en Mayenne, le Perche était plus cher. »

Clotilde et son conjoint ne souhaitent pas aller trop loin de Paris car ils y ont encore beaucoup d’attaches. « Ici on est sur l’axe Paris <> Rennes, c’est très bien desservi. Nous avons identifié les petites villes sur cet axe, et on est tombés comme ça sur Pré-en-Pail-Saint-Samson, petite ville de plus de 2000 habitants. »

C’est le choix de la maison qui les a définitivement installés là-bas. « On a regardé les annonces sur leboncoin, on en a appelé quelques-unes, on a fait des visites et on s’est décidés. »

Un virage professionnel et personnel

Ils ont tous les deux fait un grand saut professionnel, en quittant leurs emplois respectifs. Ils avaient le projet de monter une archéo-ferme, c’est à dire un espace d’accueil touristique qui mélange animations historiques et nature. « Cela se rapproche de mon travail, on est partis avec l’idée en tête de monter ce projet, on a rassemblés nos économies, choisi une maison adaptée, avec un grand terrain, et voilà ! ».

Avant toute chose, ils étaient guidés par l’envie de changer de mode de vie, adopter un rythme plus lent. « On a décéléré sur la consommation. Il est possible ici d’avoir un mode de vie plus en adéquation avec les valeurs d’écologie qu’on portait déjà, mais de manière plus étouffée, en région parisienne. Ici nous sommes plus libres de les exprimer. » Le territoire de la Communauté de Communes du Mont des Avaloirs développe par ailleurs de nombreuses initiatives axées sur les énergies renouvelables et les mobilités durables (voiture électrique en autopartage, vélos à assistance électrique, éoliennes…).

quitter paris pour le mont des avaloirs

Animation à l’Etinbulle

L’arrivée au Mont des Avaloirs

Le déménagement et les premiers temps sur place

Le déménagement s’est fait très progressivement : nous avons eu la maison avant de partir définitivement. « Pendant 4 mois on a fait pas mal d’aller-retours le weekend, quand on avait du temps. Puis à la fin on a loué un camion. »
En arrivant, Clotilde et son conjoint ont dû prendre des emplois alimentaires, le temps de monter leur projet. « Je suis dans un domaine très spécifique, je ne pouvais pas trouver le même emploi ici ». En effet, le territoire est basé davantage sur une activité industrielle importante tournée vers les services et les nouvelles technologies, en particulier à Villaines-la-Juhel.

La différence de mode de vie a nécessité une adaptation. « Notre maison n’était pas habitable, nous avons dû faire des travaux, ajuster notre mode de vie. Mais c’était un choix. »

« La vraie difficulté c’est que les transports en commun sont moins présents qu’en région parisienne » nous explique Clotilde. La commune est toutefois traversée par la Nationale 12 permettant de relier Alençon, Mayenne, Laval ou encore Paris en moins de 3h. On peut également rejoindre les gares les plus proches ou l’A28 en moins d’une demi-heure.

Un projet bien réfléchi en amont

Clotilde n’a pas tellement eu de doutes sur son projet de départ « Sur le fait de quitter la région parisienne, on était sûrs de nous. En plus le climat à Paris au moment de notre départ, début 2016, était un peu étrange alors on s’est dit que c’était le bon moment. » Par contre, ils se sont demandés s’ils avaient choisi la bonne région, celle où ils allaient se sentir bien.

« En revanche, on a eu quelques doutes sur nos compétences en matière de travaux ». Pour ceux qui envisagent comme eux de partir restaurer une vieille maison pour monter un nouveau projet de vie, Clotilde conseillerait de ne pas hésiter à louer une caravane ou autre pour les premiers mois, le temps d’accomplir les plus gros travaux.

L’intégration et la vie sociale

« Nous sommes dans un hameau, un peu à l’écart du centre-bourg. Les deux premiers mois, on n’est presque pas sorti de chez nous donc on n’a pas rencontré grand monde. Puis à l’automne les touristes étaient moins présents, on est sorti davantage : c’est un petit village donc ça va très vite pour rencontrer du monde.

Les gens sont assez accueillants, avec beaucoup de curiosité sur ce que nous venions faire ici. Puis on s’est intéressés aux filières associatives qui sont très développées dans le coin. On a fait du bénévolat, ça nous a aussi permis de rencontrer des gens. »

Parmi les gens que l’on rencontre, la fourchette d’âge est plus vaste que celle des gens que l’on côtoyait en Ile-de-France « avant, nos rencontres provenaient plutôt de nos cercles d’amis alors qu’ici c’est plutôt l’incitation associative, les gens sont issus d’horizons plus différents ». On a aussi rencontré quelques familles issues de région parisienne.

« Ici on connaît tous les commerçants, on rencontre beaucoup de monde. On connaît au moins de vue tous les gens que l’on croise. Cela redonne une dimension humaine aux échanges. »

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© CC Mont des Avaloirs

Et le bilan ?

Premières impressions sur la région

Ils apprécient le fait que la région soit rurale : « On est au milieu de la nature, des bocages. » Pour l’anecdote, Clotilde ajoute avoir gagné en acuité visuelle car il y a plus de profondeur de champ dans les paysages locaux. « Les oiseaux nous réveillent le matin, c’est très agréable. »

En revanche, la voiture est devenue beaucoup plus importante. «On est à moins de 3kms du cœur de ville, une fois dans le bourg on fait tout à pied par contre. » C’est aussi l’idéal pour de belles balades en vélo par contre !

Sur le Mont des Avaloirs, on est presque en moyenne montagne : le weekend, ils aiment bien se balader dans les environs « On aime bien aller près de chez nous dans les Alpes Mancelles qui forment une crique avec le village de Saint Léonard des Bois qui est très joli. C’est un super coin pour aller faire du canoë au mois de mai ou profiter de la bonne cave à bière. »

Ils ont aussi découvert la faune et la flore de la corniche de Pail, très belle en toute saison, et qui se pare de multiples couleurs à l’automne.

La vie sociale et culturelle

Selon Clotilde, la région est très vivante : « Il y a beaucoup de petits festivals, le weekend on s’est remis à sortir alors qu’en Ile-de-France, on préférait profiter du calme dans notre petit bout de jardin. Les budgets sorties sont aussi beaucoup plus raisonnables. On en profite tout au long de l’année, que ce soit pour des expositions, des concerts … il se passe plein de choses ! »

Bien sûr ce ne sont pas les mêmes expositions qu’en Ile-de-France, Clotilde le reconnaît, mais quand elle souhaite voir une « grande » exposition ou autre, elle va tout simplement passer le weekend à Paris, en hiver.

« Au niveau des sorties, ici on sort moins facilement boire un verre dans un bar mais on va plus souvent chez des amis. »

Et leur projet ?

Leur projet d’archéo-ferme, l’Etinbulle a démarré il y a 1 an et demi. Aujourd’hui ils font de l’ouverture événementielle, organisent un festival et accueillent les scolaires.

« On est très tournés sur les activités par l’action, ce ne sont pas des visites, on propose d’investir des savoirs-faire issus de la préhistoire pour arriver à une création. On a fait des journées autour du pain depuis la préhistoire, de la poterie, des sculptures, apprendre à faire du feu… »
S’ils ne peuvent pas encore en vivre pleinement, leur projet continue de se développer et est bien apprécié des habitants.

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Animation à l’Etinbulle

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