Dernière mise à jour le 3 février 2026
En 2026, le train ne promet pas seulement d’aller plus vite. Il permet surtout de partir plus simplement. Certaines nouvelles liaisons, quelques fréquences supplémentaires et le maintien de trains de nuit suffisent à changer la façon dont on imagine ses vacances. Des destinations longtemps perçues comme lointaines deviennent accessibles sans voiture, sans correspondance complexe, et parfois sans anticipation excessive. Autrement dit : partir devient plus fluide, et l’idée même de week-end ou de séjour s’élargit.
Des liaisons directes qui rendent certaines destinations évidentes
La côte basque, enfin accessible sans gymnastique logistique
Depuis décembre 2025, une liaison directe relie Paris-Montparnasse à Hendaye, en desservant Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou encore Dax. Ce changement peut sembler discret sur le papier, mais il transforme l’expérience de voyage. Le simple fait d’arriver sans correspondance rend la côte basque beaucoup plus accessible, notamment pour des séjours courts ou hors saison.
On descend du train et tout devient simple. Les centres-villes sont proches, les plages accessibles à pied ou en transports locaux, et l’absence de voiture cesse d’être un frein. Cela ouvre la porte à des week-ends prolongés, mais aussi à des vacances plus fractionnées, avec l’idée qu’on peut revenir plus souvent, sans lourdeur d’organisation.
Bordeaux et l’Atlantique par une autre voie
Au printemps 2026, une nouvelle desserte Ouigo Train Classique reliera Paris à Bordeaux, via Poitiers et Angoulême. Le trajet est plus long qu’en grande vitesse, mais il propose une autre temporalité. Moins pressée, plus souple, souvent plus abordable.
Ce type de liaison permet de repenser la destination elle-même. Bordeaux devient une porte d’entrée vers l’Atlantique, mais aussi vers des villes intermédiaires que l’on traverse habituellement sans s’y arrêter. Pour des voyageurs flexibles sur les horaires, le train classique redonne du sens au trajet et rend possible des départs plus spontanés, sans réserver des semaines à l’avance.
Plus de fréquences pour partir quand ça vous arrange
Rennes et la Bretagne, plus faciles à envisager sur deux ou trois jours
En 2026, l’axe Paris–Rennes gagne une rotation supplémentaire. Ce type d’ajustement n’a rien de spectaculaire, mais il change beaucoup de choses. Avoir davantage de choix horaires permet d’imaginer un départ tardif après le travail ou un retour plus confortable le dimanche.
La Bretagne redevient ainsi une destination simple pour un court séjour, sans devoir caler son agenda sur un train unique. C’est souvent cette souplesse qui rend une escapade possible, là où elle aurait été abandonnée faute de créneau.
Montpellier et le sud, moins contraints par le timing
Sur l’axe Paris–Montpellier, une rotation supplémentaire est prévue à l’été 2026, via Lyon. Là encore, l’enjeu n’est pas la destination en elle-même, déjà très fréquentée, mais la liberté de choix. Plus de trains signifie moins de pression sur les dates et la possibilité de partir en décalé, y compris en période chargée.
Pour les vacances d’été comme pour les intersaisons, cette évolution facilite les séjours plus courts et plus fréquents, sans dépendre d’un seul horaire saturé.
L’Est retrouve une place dans les idées de courts séjours
À partir de décembre 2026, l’offre entre Paris et Strasbourg est renforcée, avec une rotation supplémentaire desservant Metz et Nancy. L’Alsace redevient ainsi une destination facile à intégrer dans un calendrier chargé, pour un week-end culturel ou quelques jours autour d’un événement ou d’une saison particulière.
Ce renforcement permet de sortir l’Est de la catégorie des destinations « à prévoir longtemps à l’avance » et de le replacer dans une logique de courts séjours accessibles.

Viaduc et rivière de la Rance à Dinan – Bretagne
Voyager autrement : le retour en grâce des trains de nuit
Partir le soir, arriver au matin
Les INTERCITÉS de nuit continuent de circuler sur plusieurs axes comme Paris–Briançon, Paris–Nice ou Paris–Cerbère. Ces trains proposent une autre manière de voyager, plus discrète mais particulièrement efficace. On part en soirée, on dort en route, et on arrive au petit matin, prêt à profiter pleinement de la journée.
Ce mode de transport réduit la fatigue, limite les frais d’hébergement et optimise le temps sur place. Pour la montagne, la mer ou les zones frontalières, il reste l’une des solutions les plus pertinentes pour voyager sans voiture.
Une logique de vacances plus souples et plus fréquentes
Ces évolutions ne bouleversent pas la carte ferroviaire française, mais elles modifient en profondeur la façon dont on pense ses vacances. Le train ne sert plus uniquement à rejoindre une destination une fois par an. Il devient un outil pour partir plus souvent, sur des formats plus courts, avec moins de contraintes et de manière plus éco-responsable.
En 2026, le train s’impose davantage comme une solution de vacances à part entière. Non pas parce qu’il promet des records de vitesse, mais parce qu’il simplifie les usages et demeure un moyen de transport plus responsable. Des liaisons directes, des horaires plus souples et des alternatives économiques rendent certaines destinations plus accessibles, plus lisibles, et plus faciles à intégrer dans un quotidien déjà chargé.
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