Dernière mise à jour le 6 mai 2026
Brice et Maeva ne sont pas partis de Paris sur un coup de tête. L’envie de faire autre chose, de construire un projet à eux, était là depuis longtemps, sans forme précise au départ.
C’est en quittant la capitale et en changeant de cadre de vie qu’ils ont trouvé les conditions pour lancer leur marque. Aujourd’hui, ils développent Culture Cookies, un projet entrepreneurial construit à deux, qui mêle exigence produit, identité forte et nouvelle organisation de vie.
Quitter Paris pour créer les conditions du projet
Une vie parisienne intense… et déjà tournée vers l’entrepreneuriat
Pendant près de dix ans, Brice et Maeva vivent à Paris avec des rythmes bien remplis. Brice travaille dans une grande entreprise comme responsable partenariats, tandis que Maeva est aide-soignante. En parallèle, l’envie d’entreprendre est déjà bien présente. “On avait un rythme assez soutenu car je menais déjà des projets entrepreneuriaux en parallèle.”
Pour Brice, cette envie remonte loin. “L’envie d’entreprendre a toujours été présente, depuis que je suis tout jeune. Et Maeva aussi.”
Ils profitent de la vie parisienne, mais ressentent progressivement un décalage entre ce rythme et leurs aspirations.
Le déclic : arrêter de réfléchir et passer à l’action
Le déclic ne vient pas d’un événement précis, mais d’une accumulation. “Ça a été un mélange de saturation et de lucidité. On ne voulait plus être dans un environnement où tout va très vite mais où rien n’est vraiment tangible.”
Le moment clé est une décision assumée. “On arrête de réfléchir, on exécute.” Le départ de Paris et le projet entrepreneurial se construisent ensemble. “Quitter Paris et nos voyages à l’étranger nous ont permis de créer les conditions pour lancer Culture Cookies.”
Lancer Culture Cookies : un projet construit à deux
Revenir à l’essentiel : le produit
L’idée de Culture Cookies naît d’un constat simple. “On adorait les cookies, mais on était frustrés par ce qu’on trouvait sur le marché.” Leur ambition est claire dès le départ. “On voulait revenir à quelque chose de plus juste : du goût, de la texture, de l’équilibre.”
Au début, le projet n’est pas structuré comme une entreprise. “Maeva testait énormément à la maison.” Mais les retours extérieurs confirment rapidement le potentiel. “Les gens nous disaient constamment qu’on devrait les vendre.”
La répartition des rôles se fait alors naturellement. “Maeva est en charge des recettes, de la qualité. Moi je suis sur la vision, le branding, l’ADN de la marque.”
Construire avec peu de moyens, mais beaucoup d’exigence
Le lancement se fait sans filet. “On a commencé avec très peu de moyens, zéro économies.” Ils décident alors d’avancer étape par étape. “Tester des recettes, comprendre les coûts, travailler le produit jusqu’à une version stable.” Puis structurer. “Matériel, packaging, site, organisation des commandes.”
L’accès à un local étant compliqué et coûteux, ils s’adaptent. “On a aménagé un laboratoire artisanal chez nous.” Il leur faudra environ un an pour arriver aux premières ventes. Un délai qui leur permet de consolider leur produit avant de le proposer.
Quitter Paris pour entreprendre autrement
Un cadre de vie qui change tout
Le choix de la Charente-Maritime n’est pas un hasard. “On avait des repères, on savait que la vie serait plus agréable pour notre famille.” Sans grande surprise, s’éloigner de Paris leur apporte rapidement des bénéfices concrets. “Être en dehors de Paris nous a permis de ralentir intelligemment.”
Ils gagnent alors en clarté et en efficacité. “Moins de distractions, plus de focus.” Mais aussi en sécurité. “Financièrement, c’est plus viable.”
Le quotidien devient plus simple à organiser. “Le fait de ne pas prendre le métro et de ne pas être loin de tout facilite la partie opérationnelle.”
Une aventure exigeante, mais choisie
L’entrepreneuriat reste une aventure intense. “Garder la motivation dans les moments difficiles, les baisses de moral… c’est le plus compliqué.” Les doutes sont constants. “À chaque recette, chaque lancement, chaque vidéo, on doute.” Mais ils restent confiants sur l’essentiel. “On ne doute par contre jamais sur le produit.”
Aujourd’hui, leurs journées sont rythmées par les besoins de l’activité. “Création de contenu, tests, gestion des commandes, administratif…” L’équilibre reste un apprentissage, surtout avec deux enfants. “On apprend au fur et à mesure, on n’a pas encore trouvé la formule magique.”
Construire une nouvelle vie… et valider le projet
Les premiers signes que ça fonctionne
Les premiers retours sont encourageants. “Nous avons reçu beaucoup de soutien de nos proches, ce qui est extrêmement précieux et motivant.” Mais ce sont surtout les clients qui valident leur travail avec les premières ventes et les retours positifs sur les réseaux sociaux. Les petites victoires prennent alors une importance particulière. “Les messages, les commandes qui reviennent… c’est ça qui valide le projet.”
Une aventure qui change leur rapport au travail
Quand on leur demande si avec du recul, il prendrait la même décision, leur choix est évident. “Oui, bien sûr, on referait ce choix.” Cela n’empêche pas qu’ils ont fait certains compromis dans leur vie quotidienne. “Les restaurants et la street food de Paris nous manquent.”
Mais ce qu’ils ont gagné est plus important. “Travailler pour nous-mêmes et gérer notre vie.” Cette expérience a aussi changé leur manière de voir les choses. “On n’a plus peur de sortir de notre zone de confort.”
Le parcours de Brice et Maeva montre que quitter Paris peut être un levier pour entreprendre autrement. En changeant de cadre, ils ont pu créer les conditions nécessaires pour lancer un projet qui leur ressemble, sans chercher à reproduire le modèle parisien.
Leur conseil est simple. “Il faut savoir s’écouter, suivre son instinct et ses tripes.” Et surtout, accepter la réalité de ce type de projet. “Il y aura des doutes, des baisses de moral, des moments d’excitation… il faut garder le cap.”
Une aventure exigeante, mais choisie, qui leur permet aujourd’hui de construire un projet à leur image.
Laisser un commentaire