Originaire des Yvelines, dans un environnement verdoyant, Gabriel s’est installé à Paris vers 20 ans pour trouver du travail en tant que graphiste. Il a profité de tout ce que peut offrir la capitale en termes de sorties et de vie culturelle mais, au bout de 10 ans, lui et sa compagne Agathe ont ressenti le besoin pressant de vivre autrement. Ils sont en Corrèze depuis un an.

La vie à Paris

Quand il s’installe à Paris il y a une bonne dizaine d’années, Gabriel est plus que ravi : à lui les sorties dans les bars, les discothèques, les cinémas et dans les célèbres monuments ou les prestigieux musées ! Il a alors une vingtaine d’années, de l’énergie à revendre, un métier qui le passionne et des opportunités professionnelles, et sa vie parisienne lui convient parfaitement.
Quelques années plus tard il rencontre Agathe, sage-femme en milieu hospitalier, originaire de la Martinique. Ils emménagent dans un studio de 25 m2, dans le 16e arrondissement. Ils vont y rester trois ans.

Le projet de quitter la vie parisienne

Mais au bout de ces trois ans, et avec la trentaine, le couple ressent l’envie de changer de vie. Ils ont tous deux un besoin pressant de nature, de verdure, d’espace. « On voulait retrouver l’air, la forêt, les grands espaces, explique Gabriel qui a grandi dans un environnement beaucoup moins urbain que Paris, comme sa compagne. Et on avait le projet de faire un bébé, ce qui n’était pas envisageable dans un studio tel que le nôtre ».

La frénésie parisienne ne les satisfait plus. Les deux jeunes gens commencent alors à envisager de quitter Paris. Ils n’ont pas encore d’idée précise de leur point de chute.
Parallèlement, Agathe quitte son travail à l’hôpital, dont les conditions ne lui conviennent plus. Elle devient sage-femme libérale, ce qui lui permet de travailler à peu près partout. Mais elle supporte de moins en moins les embouteillages, de même que Gabriel qui peste après les temps de transport beaucoup trop longs à son goût : « une heure et demie pour faire 6 kilomètres, ce n’était plus possible ! ».

Une opportunité professionnelle se présente en Corrèze

La société pour laquelle travaille Gabriel a ouvert une succursale en Corrèze peu de temps auparavant, Nexton Center. Ce dernier en entend parler et propose sa candidature : acceptée ! C’est l’occasion inespérée de quitter Paris et de démarrer une nouvelle vie. Entre les négociations salariales et le déménagement, il faudra seulement six mois pour que le projet se concrétise.

Pourtant, ni Gabriel ni Agathe ne connaissent la Corrèze, où ils n’ont jamais mis les pieds. « C’était très risqué, mais on s’est dit que si cela ne nous convenait pas on irait tout simplement ailleurs au bout d’un moment ». L’envie de quitter Paris est si forte à ce moment-là que le couple n’a pas besoin de réfléchir longtemps.

Corrèze

Uzerche © Laurence Leonard OT Pays d’Uzerche

Une maison de 130 m2 pour le prix d’un studio parisien

Les deux jeunes gens cherchent un logement. Ils consultent les annonces et trouvent une maison qui leur plaît à Seilhac, non loin de Tulle et de Saint Augustin, où s’est implantée la succursale de Nexton Consulting, la société pour laquelle travaille Gabriel. La visite se fait en visio ! C’est le coup de cœur, ils sont prêts à signer. « On ne voulait pas être en ville, à Tulle. On souhaitait vraiment vivre à la campagne, être proches de la nature, dans un village. En fait, on voulait vivre exactement l’inverse de notre mode de vie habituel depuis dix ans. Et avec la même somme que pour notre studio, on pouvait s’offrir une super maison » précise cet UX/UI designer.

Habitué aux difficiles recherches de logement à Paris, Gabriel procède de manière avisée pour obtenir cette jolie maison de 130 m2, avec jardin et sans vis-à-vis : il envoie immédiatement un dossier complet. Sa candidature est acceptée sur le principe, mais il doit aller visiter physiquement pour finaliser le contrat. Avec Agathe, ils posent donc pour la première fois le pied en Corrèze deux semaines plus tard, pour y passer le weekend et signer le bail.

Comme ils doivent impérativement emménager le 1er novembre 2019, en semaine, il n’y a pas d’amis ou de famille pour les aider à déménager en Corrèze. Gabriel négocie avec une dizaine d’entreprises de déménagement et parvient à obtenir un devis à 1000 € pour l’aller-retour et la manutention. Une bonne affaire !

L’arrivée et l’intégration en Corrèze

Gabriel et sa compagne s’adaptent très vite à leur nouvelle vie. Ils achètent sur place des meubles pour aménager leur grande maison et se félicitent d’avoir échappé aux grèves des transports de l’hiver 2020, ainsi qu’au confinement qui arrive au printemps !

Ce qui réjouit particulièrement notre graphiste, c’est le contact humain avec les commerçants. « Ils sont gentils, polis, c’est très différent de Paris où on obtient à peine un bonjour quand on va chez le boucher ou le boulanger ! C’est presque une sorte de « monde des Bisounours » tellement les gens sont sympa, et c’est vraiment très appréciable ! ».

Pour le moment, le couple reste « dans sa bulle », n’éprouve pas l’envie de sortir ou de se faire de nouveaux amis. Quelques dîners au restaurant leur suffisent amplement. Mais ils savourent le fait de pouvoir inviter amis et famille, pour des weekends ou des vacances, chose impossible dans leur studio parisien. Leur chambre d’amis est régulièrement occupée ! « Nous avons écumé toutes les sorties possibles à Paris, maintenant on préfère les bouquins et les balades » reconnaît Gabriel.

Pique-nique © Malika Turin / Correze Tourisme

La vie près de Tulle

Professionnellement, Gabriel est très satisfait de son choix car, dans sa Digital Agency, il travaille essentiellement avec des grands groupes basés sur Paris (Orange/Engie/Suez/Chanel) : « Même si nous sommes loin de ces grands entités, nous pouvons travailler avec eux grâce à la visio and co (surtout dans cette période particulière). Donc j’ai le beurre et l’argent du beurre : je vis à la campagne et travaille pour des boites prestigieuses parisiennes » se réjouit le graphiste, qui pense avoir des perspectives d’évolution intéressantes au sein de son entreprise : celle-ci prévoit en effet de passer de 15 à 150 employés en quatre ans.

Des loisirs tournés vers la nature

Durant l’été 2020 (après le déconfinement), Gabriel et Agathe sont partis à la découverte de la région et de ses attraits. Le trentenaire a adoré les visites de châteaux, comme celui de Turenne ou celui de Sédières, ou la si jolie ville médiévale d’Uzerche. Mais il a aussi beaucoup apprécié les loisirs nature si facilement accessibles : « À 30 minutes de voiture, il y a des spots incroyables, avec de la verdure partout. Il y a vraiment tout ce qu’il faut pour des balades à pied ou en vélo ».

Les amoureux ont également beaucoup aimé découvrir les cascades comme celle de Gimel, ou le canal des Moines, un ouvrage d’art exceptionnel du XIIème siècle qui court dans la roche ou en encorbellement sur 1,5 km à flanc de rocher, découvrant de sublimes paysages. Ils ont aussi pu découvrir différents endroits grâce au dispositif Terra Aventura de Nouvelle-Aquitaine, une chasse au trésor grandeur nature, avec des énigmes à résoudre. Et puis, à cinq minutes de chez eux, ils ont profité de la plage de sable fin et des baignades au lac de Seilhac, un luxe qu’ils n’auraient jamais imaginé il y a quelques années !

Le jeune homme en est encore tout ébahi : « On a crapahuté tout l’été, et on a l’impression d’avoir découvert seulement 20 % des richesses de la région ».

Corrèze

© Camping de la plage à Treignac

Un projet de vie en Corrèze

« Nous avons été séduits bien au-delà de nos espérances » résume Gabriel. Pas question de quitter ce département qui répond bien à leurs attentes, et même plus.
Le couple compte bien s’implanter durablement et pense acheter une maison d’ici un an. Les prix très attractifs de l’immobilier ont aussi de quoi les convaincre : « Pour 150.000 €, on a une belle maison ici. C’est juste impensable en région parisienne ».

Après la maison et la stabilisation du projet professionnel d’Agathe, qui a un peu de mal à exercer son métier en tant que sage-femme libérale, fonder une famille viendra couronner le projet de vie.

Un bilan très positif

« C’est une autre culture, explique Gabriel, il faut le vivre pour le comprendre. Ici, la culture, c’est la nature. Je suis devenu l’inverse de ce que j’étais avant, et ça me rend très heureux. On a pris une claque quand on est arrivés, mais ça nous a fait beaucoup de bien».

Quand on lui demande s’il y a des aspects de la vie parisienne qui lui manquent, Gabriel se montre catégorique : aucun ! Il a trouvé un petit théâtre pas loin de chez lui et cela lui convient parfaitement. Pour le reste, il estime avoir grandement gagné au change et si c’était à refaire, il n’hésiterait pas une seconde !

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