Après vous avoir partagé la petite histoire de Paris, je te quitte et le mode de fonctionnement d’une entreprise pas comme les autres, on vous dévoile ici ce qui nous a amené à nous lancer dans l’entrepreneuriat. Nous vous partageons également notre retour d’expérience de nos premières années d’entrepreneurs : nos réussites, nos défis… en espérant pouvoir contribuer à vous inspirer dans la concrétisation de votre projet 🙂

Pourquoi nous nous sommes nous lancées dans l’entrepreneuriat…

« Des rencontres inspirantes m’ont ouvert les yeux »

Aurélie : « Je n’ai jamais imaginé qu’un jour je me lancerai dans l’entrepreneuriat. Lorsque j’étais en école, une filière « entrepreneuriat » a ouvert quand j’entrais en dernière année et je trouvais ça surprenant. J’avais plutôt rêvé de faire partie d’un grand groupe, qui me semblait être la suite logique à mon parcours de prépa + école d’ingénieur. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai démarré mes premiers stages puis mon premier emploi.

Au-delà de ça, je ne pensais pas avoir le tempérament d’entrepreneur, le côté commercial surtout m’effrayait. Puis lors de mon premier emploi j’ai rencontré un collègue passionné par l’entrepreneuriat, qui enchainait les side-projects. En en discutant avec lui, j’ai fini par comprendre ce qui passionnait autant les entrepreneurs. Et je me suis rendue compte que cette envie de créer de nouveaux projets, je l’avais toujours eu (même s’ils n’aboutissaient pas souvent …).

Puis, lassée des aspects « politiques » et de la lenteur des grands groupes, j’ai décidé de rejoindre une start-up française en forte croissance, déjà bien grandie mais dont la culture d’entreprise restait très différente de ce que j’avais connu. J’y ai rencontré une multitude de gens férus d’entrepreneuriat. Tous ceux qui finissaient par quitter l’entreprise partaient pour monter la leur. Ce bain quotidien m’a fait voir les choses différemment, donnant un côté bien plus « normal » au fait d’entreprendre. Cela m’a donné la confiance qu’il me manquait : je me suis dit que, moi aussi, je pouvais le faire. C’est dans ce contexte que j’ai eu l’envie de monter mon propre side-project.

En parallèle je voyais que mes proches ayant fait ce choix quelques années avant moi s’en sortaient tous bien avec leurs entreprises, parfois au prix d’une forte charge de travail mais avec une envie d’avancer qui ne flanchissait jamais. Au retour de mon premier congés maternité, ma décision était prise : je ne voulais plus être salariée … »

« Apprendre à me connaître…et avoir le bon projet pour entreprendre »

Kelly : « J’ai grandi avec un père entrepreneur, je l’ai observé faire grandir son entreprise, rentrer à la maison avec le sourire, des moments plus difficiles, mais toujours passionné par ce qu’il faisait. Le weekend, il m’emmenait régulièrement dans ses bureaux ; il travaillait, je jouais sur les premiers ordinateurs 🙂 J’ai tout de suite admiré son quotidien même si, petite, quand on me demandait à l’école ce que faisait mon papa, il m’était difficile de répondre !

Entreprendre m’a fait envie très jeune, mais j’étais d’abord décidée à faire des études supérieures et quelques années en entreprise pour apprendre à me connaître, à avoir confiance en moi, savoir vers où m’orienter et avoir le bon projet pour entreprendre.

Après une école de commerce, j’ai rejoint une startup dans le secteur des objets connectés. Cette entreprise française en était à ses débuts et tout était encore à construire. J’ai adoré contribuer à la croissance l’entreprise et m’y investir comme si c’était la mienne. Puis, cette entreprise a grandi, s’est faite racheter par un grand groupe américain et mon envie d’entreprendre s’est confirmée. C’était le bon moment pour me lancer. Concours de circonstances : c’est à ce même moment qu’Aurélie était à la recherche d’une associée pour Paris, je te quitte… »

enfant entrepreneur

Retour d’expérience de nos premières années en tant qu’entrepreneurs

Un rythme de vie en adéquation avec nos attentes

Une vie d’entrepreneur est intense car l’implication pour faire grandir l’entreprise est totale. Nous sommes les principales responsables des conséquences de notre entreprise (sauf élément externe imprévisible… ). C’est à la fois passionnant, et bien évidemment quelque fois stressant.

Comme nous vous l’expliquions dans l’article sur notre organisation, nous travaillons en 100% télétravail à distance. Ceci permet de maximiser nos journées de travail, sans perte de temps dans les transports. Nous bénéficions également d’une flexibilité que l’on apprécie au quotidien. Entreprendre c’est évidemment être soumis à une certaine pression, mais c’est aussi pouvoir être maître de son temps et de ses actions. Nous arrivons à nous organiser chacune comme on le souhaite pour ne pas mettre de côtés des éléments indispensables à notre équilibre personnel.

Des premiers défis relevés

La startup Paris, je te quitte a été créée en mars 2017, il y a donc tout juste 3 ans. Et en 3 ans, nous en avons parcouru du chemin !

Côté projet, nous avons mis en ligne une nouvelle version de notre site début 2018. Quelques mois plus tard, nous avons lancé notre plateforme immobilière pour aider nos lecteurs à trouver leur logement en région. La plateforme emploi est venu compléter notre boîte à outils quelques mois plus tard. Nous avons également lancé nos premières vidéos et avons été cité dans de nombreux articles presse.

Côté équipe, Solène nous à rejoint pour le développement du Sud de la France, Matthieu pour la réalisation de nos vidéos et Camille pour le développement de l’Est. Nous avons également de supers stagiaires qui contribuent à l’évolution du projet. Nous sommes très fières de notre équipe ; chacun apporte sa pierre à l’édifice, à sa manière !

Côté perso, nous aimons notre vie d’entrepreneur avec les joies et les peines que cela apporte. Notre organisation flexible nous permet de travailler d’où on le souhaite, sans contrainte. Aurélie a d’ailleurs déménagé à Bordeaux il y a un an. Nous sommes bien occupées par Paris, je te quitte mais parvenons à conserver l’équilibre personnel dont nous avons besoin.

D’autres à relever

Bien évidemment, l’aventure ne s’arrête pas ici ! Nous avons encore beaucoup de projets en tête et beaucoup de défis à relever pour continuer à faire croître notre entreprise. Nous avons comme objectif d’apporter le maximum de réponses et d’outils à tous nos lecteurs, quelque soit leurs profils, leurs destinations et leurs projets de vie.

rêve entreprendre

Notre expérience personnelle au profit du projet Paris, je te quitte

Quitter Paris : le bon moment pour entreprendre ?

L’envie de quitter Paris est souvent liée à une envie de changer de vie : se rapprocher de la nature, avoir plus d’espace, un logement plus grand avec un jardin, un meilleur équilibre vie professionnelle-personnelle.

C’est également le moment de se poser les bonnes questions pour son futur professionnel : souhaite-t-on conserver son activité ? se reconvertir ? On peut alors avoir envie d’entreprendre dans des domaines diverses et variés : reprendre ou créer un commerce, ouvrir un restaurant ou une maison d’hôtes, créer sa startup en région… les projets sont multiples et les régions vous attendent les bras ouverts.

Promouvoir l’entrepreneuriat en région

Se lancer dans l’entrepreneuriat en région a de réels atouts. Tout d’abord, vous allez lancer votre projet dans le cadre de vie dont vous rêvez, vous pouvez donc vous y projeter à long terme. On est toujours mieux à travailler de sa maison avec la possibilité de prendre l’air dans le jardin, plutôt que dans un petit appartement parisien !

D’autre part, la concurrence en terme de création d’entreprises en région est moins importante que ce que l’on peut avoir à Paris. Il est donc plus facile d’obtenir des bourses ou autres aides de la région ou encore rejoindre un incubateur. Bien sûr, le coût de la vie et de l’immobilier permettent de réduire les charges fixes.

En créant votre entreprise, quelle qu’elle soit, en région, vous contribuez à dynamiser l’économie locale. Dans quelques années, vous y créerez de l’emploi ! Les régions sont donc plus que ravies d’accueillir des entrepreneurs sur leur territoire. Et elles mettent en place des dispositifs très avantageux avec des accompagnements.

Notre petit conseil : si vous en avez envie et que vous avez bien étudié votre projet en amont, ne vous laissez pas surmonter par la peur. Il faut oser, il faut se lancer et on sera là, du mieux que l’on peut, pour vous aider 🙂