Dernière mise à jour le 11 mai 2026
Il y a les plages que tout le monde cite dès que l’été arrive. Et puis il y a celles que l’on découvre en regardant un peu plus loin sur la carte, en suivant un sentier, en choisissant une commune moins attendue ou en acceptant de marcher quelques minutes. Pas des plages secrètes, parce qu’un secret avec parking finit rarement l’été tranquille. Mais des plages plus discrètes, où l’on peut retrouver un peu d’espace, de paysage et cette impression agréable d’avoir choisi le bon coin.
En Bretagne, des plages qu’il faut un peu chercher
La plage de la Touesse, à Saint-Coulomb
Entre Saint-Malo et Cancale, la plage de la Touesse reste plus discrète que ses voisines très connues. On y trouve une anse abritée, du sable fin, des rochers, une mer souvent lumineuse et le sentier côtier juste au-dessus. Elle a aussi une petite histoire littéraire : Colette y passait ses étés, dans sa maison de Roz-Ven. De quoi ajouter un peu de charme au décor, sans en faire trop.
En été, mieux vaut venir le matin ou en fin de journée, surtout les week-ends. Autour, on peut prolonger vers Saint-Coulomb, Cancale, la pointe du Grouin ou Saint-Malo.
La plage de Lourtuais, à Erquy
À Erquy, la plage de Lourtuais se rejoint à pied depuis le cap. On marche entre pins, lande et grès rose avant de descendre vers une plage plus sauvage que les grandes plages familiales du secteur. Ce petit temps d’approche change tout. On n’arrive pas directement en tongs depuis la voiture, et c’est justement ce qui donne au lieu son ambiance à part. La plage se prête bien à une journée entre baignade et balade sur le GR34.
À prévoir : de bonnes chaussures pour descendre, de l’eau, et un peu d’énergie pour la remontée.
Cap d’Erquy, plage de Lourtuais- ©BZH22 de Getty Images
Sur l’Atlantique, des plages moins évidentes
La plage de Luzéronde, à Noirmoutier
À Noirmoutier, Luzéronde se situe au nord-ouest de l’île, près de l’Herbaudière. Elle est moins évidente que les plages les plus célèbres de l’île, mais elle offre un beau ruban de sable clair, des dunes et une lumière superbe en fin de journée. On y vient pour l’horizon, l’air marin, le côté plus sauvage. Les accès se font par les dunes, et le stationnement peut être limité selon la saison. Le vélo reste souvent une très bonne idée sur Noirmoutier, surtout quand l’île se remplit.
À noter : une partie sud de la plage est naturiste.
La plage des Huttes, à Saint-Denis-d’Oléron
Au nord-ouest de l’île d’Oléron, la plage des Huttes regarde l’Atlantique en face. Elle est large, vivante, souvent ventée, avec une ambiance plus sportive que plage de carte postale. On y croise des surfeurs, des kites, des familles, des promeneurs, mais l’espace permet de respirer davantage que sur des plages plus centrales. En été, la plage est surveillée pendant les vacances scolaires et un parking gratuit se trouve à proximité.
Pour prolonger la journée, le phare de Chassiron, Saint-Denis-d’Oléron et les pistes cyclables permettent de construire un vrai week-end au nord de l’île.
En Méditerranée, des coins plus calmes à viser
La plage des Aresquiers, à Frontignan
Entre Frontignan et Villeneuve-lès-Maguelone, les Aresquiers permettent de retrouver une ambiance plus naturelle sur le littoral méditerranéen. Selon les secteurs, on y trouve du sable, des dunes, des galets en haut de plage et des accès plus ou moins aménagés.
Ce n’est pas une plage perdue, mais elle offre un bon compromis : on reste proche de Montpellier et de Sète, tout en quittant un peu l’ambiance des plages très organisées. Pour plus de calme, il vaut mieux avancer vers les zones les moins proches des accès principaux. Le site étant sensible, on reste sur les cheminements prévus et l’on évite de piétiner les dunes.
La plage de Piémanson, en Camargue
À Salin-de-Giraud, la plage de Piémanson donne une impression très différente des plages méditerranéennes plus classiques. La route traverse les paysages plats de Camargue, puis l’on arrive sur une grande plage ouverte, avec le sable, le vent et la mer en ligne d’horizon.
Elle est connue, mais son décor reste à part. On y vient pour l’espace, les paysages de sel, la lumière, la sensation d’être au bout d’une route. Le site est naturel, avec peu de services à proximité : mieux vaut donc prévoir eau, protection solaire et de quoi repartir avec ses déchets. C’est une plage à vivre simplement, sans chercher le confort d’une station balnéaire.
A noter avant de partir :
Une plage discrète n’est pas une plage vide. En juillet et août, l’horaire fait souvent toute la différence : tôt le matin, fin de journée, ou hors week-end si possible. Avant de partir, vérifiez l’accès, le stationnement, la surveillance, les marées quand il y en a, et les règles des espaces naturels. Certaines plages se méritent un peu, mais c’est souvent ce petit effort qui rend l’arrivée plus agréable.
Ces plages ne promettent pas l’isolement total. Elles offrent plutôt une respiration : un peu moins d’évidence, un peu plus de paysage, parfois quelques minutes de marche, et le plaisir simple de poser sa serviette ailleurs que dans les grands classiques.
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