Dernière mise à jour le 28 janvier 2026

Chaque année, le Baromètre Arthur Loyd passe au crible les grandes villes françaises pour mesurer leur attractivité et leur capacité à résister aux chocs économiques, sociaux et environnementaux. L’édition publiée début 2026, basée sur les données 2024-2025, offre une photographie précieuse des territoires où emploi, qualité de vie et perspectives d’avenir tiennent encore ensemble.

Pour les actifs qui envisagent de quitter Paris ou de repenser leur cadre de vie, ce palmarès ne désigne pas une “ville parfaite”. Il met plutôt en lumière des équilibres territoriaux, des choix politiques, des dynamiques locales… et parfois aussi leurs limites.

Comment est construit ce classement ?

Le Baromètre Arthur Loyd analyse 50 aires d’attraction françaises, représentant 82 % de la population vivant dans des zones de plus de 100 000 habitants. Paris est volontairement exclue pour comparer des territoires aux enjeux comparables.

L’étude repose sur 75 indicateurs, répartis en 4 grandes thématiques :

  • Vitalité économique
  • Accueil des entreprises et immobilier professionnel
  • Connectivité, capital humain et transitions
  • Qualité de vie

Les villes sont ensuite comparées par catégorie de taille, afin d’éviter les raccourcis entre métropoles millionnaires et villes intermédiaires.

Les villes les mieux classées en 2026, par catégorie

Les territoires qui dominent leur catégorie

Catégorie Villes en tête du classement
Très grandes métropoles (+1M hab.) Toulouse, Lyon, Bordeaux
Grandes métropoles (500k à 1M) Montpellier, Rennes, Grenoble
Métropoles intermédiaires (300k à 500k) Angers, Dijon, Reims
Agglomérations moyennes (100k à 300k) Bayonne, Poitiers, La Rochelle

 

Mais s’arrêter au podium serait réducteur. Le classement révèle aussi un groupe élargi de villes, souvent très proches en score, qui méritent l’attention de celles et ceux en réflexion.

Ces villes qui confirment leur position… ou progressent

Les métropoles qui restent des valeurs sûres

Dans les très grandes métropoles, Toulouse conserve la première place grâce à un cocktail bien rodé : dynamisme démographique, enseignement supérieur dense, mobilités efficaces et coût du logement encore relativement contenu pour sa catégorie.

Lyon, deuxième, reste un poids lourd économique, portée par un marché de l’emploi robuste et une forte ouverture internationale, malgré un logement devenu très tendu.

Bordeaux, troisième, continue de séduire par sa qualité de vie et ses aménités, mais voit son attractivité freinée par des prix immobiliers élevés et un marché de l’emploi plus contrasté.

Les grandes métropoles qui attirent les actifs

Dans la catégorie suivante, Montpellier s’impose nettement. Très performante sur l’emploi, la démographie et la transition écologique, elle paie en revanche le succès de son attractivité par un coût du logement élevé. Rennes confirme son statut de métropole équilibrée, appréciée pour son marché de l’emploi, ses mobilités et son dynamisme étudiant. Grenoble complète le trio, portée par l’innovation, la recherche et un bon niveau de services, dans un environnement naturel très présent.

Derrière ce trio, Strasbourg, Rouen, Tours ou Nancy affichent également des profils solides, parfois pénalisés par un ou deux indicateurs clés, mais très cohérents pour des projets de vie à moyen terme.

Les villes à taille humaine qui tirent leur épingle du jeu

Métropoles intermédiaires : le retour de l’équilibre

Angers arrive en tête grâce à sa capacité à accueillir entreprises et habitants, son dynamisme démographique et un cadre de vie apprécié. Dijon et Reims suivent de près, avec des profils très attractifs pour les familles et les actifs, notamment sur les questions de services, de formation et de qualité de vie.

D’autres villes comme Caen, Metz, Brest ou Amiens progressent ou se stabilisent à des niveaux intéressants, montrant que l’attractivité ne se joue plus uniquement sur la taille ou la notoriété.

Agglomérations moyennes : des projets de vie crédibles

Dans les agglomérations de 100 000 à 300 000 habitants, Bayonne conserve la première place. Son cadre de vie exceptionnel et son attractivité résidentielle sont indéniables, même si le logement y est devenu un vrai sujet. Poitiers séduit par son accessibilité, ses mobilités et son offre universitaire. La Rochelle complète le podium, portée par son dynamisme démographique et son engagement dans les transitions, malgré un marché du logement sous tension.

À noter aussi les progressions de Blois, Compiègne, Beauvais ou Valence, souvent moins médiatisées, mais de plus en plus regardées par les actifs en quête d’un quotidien plus fluide.

Ce que ce palmarès nous permet de comprendre

Le Baromètre Arthur Loyd montre que les villes les plus attractives ne sont pas celles qui vont “le plus vite”, mais celles qui tiennent dans la durée.

Les critères qui font la différence en 2026 sont avant tout :

  • la capacité à accueillir habitants et entreprises sans saturation
  • un accès réel à l’emploi et à la formation
  • des mobilités efficaces au quotidien
  • un cadre de vie cohérent, sans promesse hors sol

À l’inverse, le coût du logement apparaît comme le principal point de fragilité des territoires attractifs, y compris pour les villes en tête du classement.

Et vivre en dehors des grandes villes, alors ?

Cette étude se concentre volontairement sur les grandes villes et les principaux pôles urbains. Elle permet de mieux comprendre les dynamiques d’attractivité à cette échelle.

Mais cela ne signifie pas que tous les projets de vie passent par une grande ville. De plus en plus d’actifs font le choix de villes plus petites ou de territoires moins densément peuplés, guidés certaines priorités : logement, rythme de vie, proximité de la nature ou ancrage local, sans pour autant faire de compromis sur leur carrière.

L’attractivité ne se résume bien évidemment pas à un classement.  Sur Paris je te quitte, nous explorons aussi ces alternatives, à travers des contenus consacrés aux petites et moyennes villes.

 

 

Source : Baromètre Arthur Loyd – Attractivité et résilience des métropoles, 9ᵉ édition, publiée début 2026 (données 2024-2025).